Deux
premiers ministres canadiens dans l’histoire ont été élus quatre mandats
consécutifs : John A. Macdonald et Wilfrid Laurier. Stephen Harper
pourrait devenir le troisième si les Canadiens le choisissent le 19 octobre
prochain. Comment expliquer que les conservateurs soient sortis victorieux de
l’exigeant test électoral à trois reprises en moins de 6 ans (2006, 2008, 2011).
L’éclatement du scandale des commandites (création de la commission Gomery en
2004) et son corolaire qu’est la déconfiture du Parti libéral du Canada après
le départ de Jean Chrétien permirent à la nouvelle formation conservatrice
d’augmenter significativement ses appuis. Mais cela n’explique pas tout. Politiquement,
les conservateurs ont été habiles. Métaphoriquement, Harper semble s’être positionné
en bon père de famille. De famille traditionnelle et conservatrice, bien sûr! En pourvoyeur. En figure autoritaire.
En personnage rassurant.
Ce blogue a pour objectif de présenter des textes d'opinion ou divers travaux en sciences sociales que je produis.
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mercredi 16 septembre 2015
mercredi 9 mai 2012
Faire mine de coopérer
Voilà plus d’un an que le Parti conservateur du Canada a été
réélu à la Chambre des communes. Au moment de leur réélection (le 2 mai 2011), les
conservateurs laissaient déjà entrevoir que leur nouvelle majorité serait
l’occasion d’imposer un raffermissement dans plusieurs dossiers et d’ainsi opérer
un changement de «culture politique» dans tout le pays.
mardi 29 novembre 2011
Gênant d'être canadien
Depuis leur prise de pouvoir en janvier 2006, les
conservateurs refusent d’imposer des cibles contraignantes de réduction des gaz
à effet de serre aux industries canadiennes. Les budgets d’Environnement Canada
et de Ressources naturelles Canada ont été réduits substantiellement. Et pendant
que le discours sur le prétendu développement durable canadien se dilue chaque
année, les lobbies pétroliers continuent de dicter les orientations économiques
du pays. Enfin, sur le plan international, non seulement le Canada n’est plus
un leader dans la lutte aux changements climatiques, mais il est devenu un
saboteur. Dans toutes les tentatives pour garantir un avenir à notre planète
(et à nous-mêmes, évidemment), le gouvernement canadien joue la carte du
climato-scepticisme.
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