La date de tombée prévue est le 1er octobre
2018. Ce qui doit tomber ce jour-là, c’est le Parti libéral au pouvoir dans la
province de Québec depuis 2003 (avec un intermède de 18 mois sous Marois). Ce
parti à faire tomber, c’est celui de la réingénierie sous Charest (2003) et de
l’austérité sous Couillard (2014). C’est celui des partenariats public-privé
(2003), du projet du Suroît (2004), de la crise des gaz de schiste (2008), de
la crise étudiante et de la loi spéciale (2012), de l’abolition des CRÉ, des
CLD et des Agences régionales en santé (2015), de l’augmentation des tarifs en
CPE (2015), des coupes à l’aide sociale (2016). Et j’en passe…
Ce blogue a pour objectif de présenter des textes d'opinion ou divers travaux en sciences sociales que je produis.
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vendredi 17 février 2017
vendredi 20 mai 2016
Contre les élections (compte rendu de lecture)
En 2014, les
éditions Actes Sud ont fait paraître Contre
les élections, un essai du Belge David Van Reybrouck. Publié sous la
collection Babel essai, cet ouvrage est originalement paru en néerlandais en
2013 sous le titre Tegen verkiezingen.
L’auteur
est écrivain, en plus d’être spécialiste d’histoire culturelle et archéologue.
Parmi les reconnaissances qu’il a obtenues, notons son prix Médicis Essai
(2012) pour son ouvrage Congo, une
histoire. Dans Contre les élections, Van Reybrouck fait le constat que notre
démocratie représentative se trouve dans une impasse. Il s’interroge sur la
manière de remédier au « syndrome de fatigue démocratique ».
mardi 23 juin 2015
Sortir de l'impasse conservatrice
Vivement
des élections à l’automne! Les Canadiens pourraient bien tourner le dos à une
décennie de pouvoir conservateur (2006-2015). Stephen Harper est devenu premier
ministre du Canada deux ans à peine après qu’une fusion de l’Alliance
canadienne et du Parti progressiste-conservateur eût donné naissance à sa
nouvelle formation politique, le Parti conservateur du Canada. Depuis, le «plus
meilleur pays au monde» (dixit Jean Chrétien) n’est plus le même.
vendredi 18 mai 2012
Lettre à Pauline Marois
Trois-Rivières, le 18 mai 2012
Objet : lettre d’un citoyen préoccupé par l’avenir politique du
Québec
Mme Marois,
Mon nom est Daniel Landry. Je
suis un citoyen préoccupé par l’avenir politique du Québec. Je ne suis pas
militant péquiste. J’ai même déjà écrit un papier – très acerbe – exigeant votre retrait au profit d’un autre candidat à la
direction du Parti québécois. En d’autres mots, je ne suis donc pas ce que vous
pourriez qualifier d’un fidèle allié. Pourtant, c’est à vous que je m’adresse
aujourd’hui.
mercredi 7 décembre 2011
Redonner confiance en la démocratie
En 2012, tout indique que les Québécois seront appelés aux
urnes pour élire un nouveau gouvernement. La dernière fois, en décembre 2008, ils avaient été nombreux à bouder l’élection
(particulièrement les jeunes). Le taux de participation de 57,3%, alors jugé
catastrophique par le Directeur général des élections, était le plus bas taux
en 70 ans. Il n’y a aucune raison de croire que la situation pourrait
s’améliorer cette année.
samedi 20 septembre 2008
Un système électoral gravement malade!
Le 14 octobre prochain, les citoyens canadiens se déplaceront aux urnes pour une élection fédérale pour une troisième fois depuis 2004. À ce moment-ci de la campagne, rien ne laisse présager un scénario autre que la réélection du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Minoritaire? Majoritaire? Les paris sont lancés.
Cette campagne s’annonce sans aucune surprise de taille, sans réel bouleversement. Pourquoi? Parce que derrière des apparences trompeuses d’ouverture aux courants d’idées minoritaires (en raison d’un pluralisme des idées apparent, durant les débats des chefs notamment), le système électoral canadien ne permet d’aucune manière l’accès au pouvoir à un tiers parti. Jack Layton peut bien scander haut et fort qu’il veut être «notre prochain premier ministre», ses espoirs réels sont beaucoup plus modestes qu’il n’y paraît. Comme à chacune des élections fédérales depuis 1867, la véritable course se fait à deux.
Dans le coin droit, le gouvernement sortant. Un gouvernement conservateur qui, en plus de demeurer complètement insensible aux enjeux culturels et environnementaux, se ferme au monde extra-américain en matière économique. Ses priorités témoignent d’une vision du siècle dernier : exploitation pétrolière, interventionnisme militaire, renforcement de la répression et de la sécurité.
Dans l’autre coin droit, le Parti libéral qui se donne des airs progressistes (facile à faire dans le contexte actuel). Dans une campagne reposant principalement sur l’image, le manque de charisme de Stéphane Dion s’avère préoccupant, voire problématique, pour le Parti libéral. Toutefois, la désorganisation de ce parti, depuis que Dion est en poste s’avère plus troublant encore. Ce dernier cache mal son manque de vision derrière son plan vert. La déconfiture de son parti au Québec (depuis le scandale des commandites) le fait très mal paraître. C’est sans compter qu’il peut difficilement cacher les ambitions de ses collègues (les Ignatieff, Rae et Coderre) qui le regardent s’engouffrer tels des charognards regardant agoniser leur prochain repas.
Pourquoi une autre option n’est-elle pas possible aux Canadiens? En raison du déficit démocratique inhérent au mode de scrutin actuel! Aucune proportionnalité n’étant admise dans le système, les Canadiens votant selon leurs convictions idéologiques profondes seront pénalisées : le vote de plus de la moitié des électeurs ne sera donc pas pris en considération. Le vote stratégique, pragmatique – utile disent certains – sera récompensé. Ainsi, un supporter du Bloc québécois dans Outremont voterait pour Thomas Mulcair du Nouveau parti démocratique (NPD) s’il veut être stratégique; et parallèlement, un supporter du NPD dans Trois-Rivières voterait pour Paule Brunelle du Bloc québécois. Tout cela dans le but de freiner les Conservateurs et de les restreindre à leur statut de minoritaire.
D’être conscient de cette lacune du mode de scrutin est une chose, mais quand des citoyens mettent en branle le troc de votes par Internet (voir le site Pair Vote ou Troc de votes sur Facebook), voilà le véritable signe que le système électoral est malade. Déresponsabilisation de l’État oblige, les citoyens en sont-ils rendus à devoir transformer eux-mêmes, da manière artisanale, le mode de scrutin? L’adaptation d’une forme de scrutin datant de 1867 à la réalité du XXIe siècle est-elle si compliquée à faire? La réponse est non! Ce n’est qu’une question de volonté politique, cette même volonté qui manque de manière aussi flagrante au Québec, où le mode de scrutin est identiquement déficitaire. N’est-il pas temps de s’éveiller et de comprendre pourquoi règne tout ce cynisme ambiant dans le monde politique? Voici peut-être un élément de réponse.
Publié au Nouvelliste le 23 septembre 2008
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/tribune-des-lecteurs/200809/23/01-22787-un-systeme-electoral-tres-malade.php
Cette campagne s’annonce sans aucune surprise de taille, sans réel bouleversement. Pourquoi? Parce que derrière des apparences trompeuses d’ouverture aux courants d’idées minoritaires (en raison d’un pluralisme des idées apparent, durant les débats des chefs notamment), le système électoral canadien ne permet d’aucune manière l’accès au pouvoir à un tiers parti. Jack Layton peut bien scander haut et fort qu’il veut être «notre prochain premier ministre», ses espoirs réels sont beaucoup plus modestes qu’il n’y paraît. Comme à chacune des élections fédérales depuis 1867, la véritable course se fait à deux.
Dans le coin droit, le gouvernement sortant. Un gouvernement conservateur qui, en plus de demeurer complètement insensible aux enjeux culturels et environnementaux, se ferme au monde extra-américain en matière économique. Ses priorités témoignent d’une vision du siècle dernier : exploitation pétrolière, interventionnisme militaire, renforcement de la répression et de la sécurité.
Dans l’autre coin droit, le Parti libéral qui se donne des airs progressistes (facile à faire dans le contexte actuel). Dans une campagne reposant principalement sur l’image, le manque de charisme de Stéphane Dion s’avère préoccupant, voire problématique, pour le Parti libéral. Toutefois, la désorganisation de ce parti, depuis que Dion est en poste s’avère plus troublant encore. Ce dernier cache mal son manque de vision derrière son plan vert. La déconfiture de son parti au Québec (depuis le scandale des commandites) le fait très mal paraître. C’est sans compter qu’il peut difficilement cacher les ambitions de ses collègues (les Ignatieff, Rae et Coderre) qui le regardent s’engouffrer tels des charognards regardant agoniser leur prochain repas.
Pourquoi une autre option n’est-elle pas possible aux Canadiens? En raison du déficit démocratique inhérent au mode de scrutin actuel! Aucune proportionnalité n’étant admise dans le système, les Canadiens votant selon leurs convictions idéologiques profondes seront pénalisées : le vote de plus de la moitié des électeurs ne sera donc pas pris en considération. Le vote stratégique, pragmatique – utile disent certains – sera récompensé. Ainsi, un supporter du Bloc québécois dans Outremont voterait pour Thomas Mulcair du Nouveau parti démocratique (NPD) s’il veut être stratégique; et parallèlement, un supporter du NPD dans Trois-Rivières voterait pour Paule Brunelle du Bloc québécois. Tout cela dans le but de freiner les Conservateurs et de les restreindre à leur statut de minoritaire.
D’être conscient de cette lacune du mode de scrutin est une chose, mais quand des citoyens mettent en branle le troc de votes par Internet (voir le site Pair Vote ou Troc de votes sur Facebook), voilà le véritable signe que le système électoral est malade. Déresponsabilisation de l’État oblige, les citoyens en sont-ils rendus à devoir transformer eux-mêmes, da manière artisanale, le mode de scrutin? L’adaptation d’une forme de scrutin datant de 1867 à la réalité du XXIe siècle est-elle si compliquée à faire? La réponse est non! Ce n’est qu’une question de volonté politique, cette même volonté qui manque de manière aussi flagrante au Québec, où le mode de scrutin est identiquement déficitaire. N’est-il pas temps de s’éveiller et de comprendre pourquoi règne tout ce cynisme ambiant dans le monde politique? Voici peut-être un élément de réponse.
Publié au Nouvelliste le 23 septembre 2008
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/tribune-des-lecteurs/200809/23/01-22787-un-systeme-electoral-tres-malade.php
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