Ça suffit! Cette campagne électorale
historiquement longue a assez duré! Sortons les conservateurs du pouvoir! Avec
un peu de chance, peut-être un prochain gouvernement néo-démocrate ou libéral
(ou mieux : les deux) envisagerait-il quelques actions pour éviter les
dérives autoritaires des dernières années. Le mépris pour la démocratie a assez
duré.
Ce blogue a pour objectif de présenter des textes d'opinion ou divers travaux en sciences sociales que je produis.
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dimanche 11 octobre 2015
mercredi 16 septembre 2015
Le bon père de famille
Deux
premiers ministres canadiens dans l’histoire ont été élus quatre mandats
consécutifs : John A. Macdonald et Wilfrid Laurier. Stephen Harper
pourrait devenir le troisième si les Canadiens le choisissent le 19 octobre
prochain. Comment expliquer que les conservateurs soient sortis victorieux de
l’exigeant test électoral à trois reprises en moins de 6 ans (2006, 2008, 2011).
L’éclatement du scandale des commandites (création de la commission Gomery en
2004) et son corolaire qu’est la déconfiture du Parti libéral du Canada après
le départ de Jean Chrétien permirent à la nouvelle formation conservatrice
d’augmenter significativement ses appuis. Mais cela n’explique pas tout. Politiquement,
les conservateurs ont été habiles. Métaphoriquement, Harper semble s’être positionné
en bon père de famille. De famille traditionnelle et conservatrice, bien sûr! En pourvoyeur. En figure autoritaire.
En personnage rassurant.
mardi 23 juin 2015
Sortir de l'impasse conservatrice
Vivement
des élections à l’automne! Les Canadiens pourraient bien tourner le dos à une
décennie de pouvoir conservateur (2006-2015). Stephen Harper est devenu premier
ministre du Canada deux ans à peine après qu’une fusion de l’Alliance
canadienne et du Parti progressiste-conservateur eût donné naissance à sa
nouvelle formation politique, le Parti conservateur du Canada. Depuis, le «plus
meilleur pays au monde» (dixit Jean Chrétien) n’est plus le même.
mercredi 9 mai 2012
Faire mine de coopérer
Voilà plus d’un an que le Parti conservateur du Canada a été
réélu à la Chambre des communes. Au moment de leur réélection (le 2 mai 2011), les
conservateurs laissaient déjà entrevoir que leur nouvelle majorité serait
l’occasion d’imposer un raffermissement dans plusieurs dossiers et d’ainsi opérer
un changement de «culture politique» dans tout le pays.
mardi 29 novembre 2011
Gênant d'être canadien
Depuis leur prise de pouvoir en janvier 2006, les
conservateurs refusent d’imposer des cibles contraignantes de réduction des gaz
à effet de serre aux industries canadiennes. Les budgets d’Environnement Canada
et de Ressources naturelles Canada ont été réduits substantiellement. Et pendant
que le discours sur le prétendu développement durable canadien se dilue chaque
année, les lobbies pétroliers continuent de dicter les orientations économiques
du pays. Enfin, sur le plan international, non seulement le Canada n’est plus
un leader dans la lutte aux changements climatiques, mais il est devenu un
saboteur. Dans toutes les tentatives pour garantir un avenir à notre planète
(et à nous-mêmes, évidemment), le gouvernement canadien joue la carte du
climato-scepticisme.
mardi 26 juillet 2011
En attendant Jack
L’optimisme et la force de caractère de Jack Layton sont exemplaires. Il espère combattre rapidement le cancer afin de revenir dans l’arène politique dès l’automne. Partisans et adversaires le lui souhaitent. Réalistement, il faut cependant s’attendre à ce que le NPD soit orphelin de chef pour plusieurs mois. Pour cette formation qui doit sa récente gloire à Layton, la situation peut sembler catastrophique. Il n’en est rien.
jeudi 27 janvier 2011
Le féminisme au passé, au présent et au futur
Une des grandes luttes du XXe siècle occidental est celle visant la libération de populations opprimées. D’emblée, on peut penser aux divers mouvements de décolonisation ou encore aux luttes des travailleurs qui ont permis de donner une voix à un pan entier de l’humanité. Pourtant, la plus grande des libérations de ce siècle est sans doute attribuable à la révolution féministe. Au cours de ce siècle, la condition des femmes s’est complètement transformée. Elle continue de l’être.
mercredi 3 mars 2010
Une place de choix pour les autochtones aux Jeux de Vancouver?
Texte de membres de Comité de Solidarité de Trois-Rivières
Nancy Baril, Brian Barton, Jules Bergeron, Denise Caron, Élisabeth Cloutier,Chantal Chicoine, Maude Goudreault, Claude Lacaille, Annie Lafontaine, Daniel Landry, Jean-Claude Landry, Pierre Lavergne, Mario Lemelin, Louise Létourneau, Jean-Marc Lord, Maude Marcaurelle, Mariette Milot, Anick Michaud, Nicole Philippe, Sylvie Poirier, Béatrice Porco, Marguerite Surprenant
Le Comité olympique de Vancouver (COVAN) a engagé les quatre nations autochtones sises sur le territoire de Vancouver-Whistler dans l’organisation des Jeux d’hiver comme partenaires et hôtes officiels. La cérémonie d’ouverture leur a fait une large place et leurs dirigeants se tenaient à la tribune aux côtés de la gouverneure générale du Canada, du Comité international olympique et de la COVAN. Symboliquement, ils reprenaient la place qui leur revient au pays comme chefs des Premières nations devant des millions de spectateur du monde entier.
Au plan économique, ces Premières nations se sont vues octroyer des millions de dollars en échange de leur appui et des retombées importantes pour les entreprises et les travailleurs autochtones. Mais surtout les Jeux d’hiver ont été l’occasion de rendre visibles les Premières nations aux yeux du monde. Aux jeunes autochtones de communautés isolées et marginalisées, l’évènement a pu procurer un sentiment d’appartenance et de fierté.
L’argent n’achète pas la dignité.
Vancouver demeure un foyer d’extrême pauvreté et connaît la plus grande crise d’itinérance en Amérique du Nord. Les autochtones forment 30% des sans-abris alors qu’ils ne forment que 2% de la population de la province.
Aussi, la visibilité donnée aux autochtones leur a donné l’opportunité de dénoncer la situation coloniale dans laquelle ils se trouvent. Profitant de la présence de 10 000 journalistes accrédités, le chef de la nation squamish, Bill Williams, n’a pas hésité à dénoncer le peu de soutien des gouvernements provincial et fédéral envers les Premières nations. Car la situation des autochtones au Canada est inacceptable.
Le grand chef de l’Assemblée des Premières nations, Shawn Atleo, a rappelé au Premier ministre Harper qu’il ne suffisait pas de faire des excuses pour les pensionnats, mais qu’il fallait investir en éducation. « L’éducation fut un instrument pour nous éliminer dans le passé, mais elle pourrait devenir le moyen de nous libérer de la pauvreté et du désespoir ». Seulement 8% des autochtones ont complété leur secondaire et ce pourcentage se réduit à 4% sur les réserves. M. Atleo a pour objectif de permettre à 65 000 autochtones de terminer leurs études postsecondaires dans les cinq prochaines années. « Le prochain budget fédéral devrait le prévoir ».
Le Canada est toujours un pays colonialiste
Au sommet du G20, en septembre 2009, Stephen Harper déclarait: « Nous n’avons pas d’histoire de colonialisme. » C’est le colonialisme qui a donné lieu aux pensionnats autochtones dans un but d’assimilation; à la loi sur les Indiens qui a rejeté les formes traditionnelles de gouvernance et discriminé les femmes; au vol des terres et à la relocalisation forcée des communautés; à la criminalisation et la suppression des langues et des cultures; au sous-financement chronique des communautés et des programmes gouvernementaux et enfin au refus de signer la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations unies qui reconnaît leur droit à l’auto-détermination. Sur la scène internationale, le Canada a été durement critiqué pour le traitement fait aux peuples autochtones et le non respect des droits aborigènes et des traités. Le colonialisme se perpétue.
Nous exigeons donc que le gouvernement fédéral mette fin à son isolement international en signant la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations unies, votée par l’Assemblée générale de l’ONU le 13 septembre 2007 et en se conformant aux recommandations du Conseil des droits de la personne de l’ONU qui a constaté le non respect par le Canada des droits politiques, économiques et sociaux des Premières nations.
samedi 20 septembre 2008
mercredi 28 février 2007
Pourquoi voter? Voter pour quoi?
Une autre campagne électorale est en cours. Tout comme celle de 2003, les mêmes thèmes refont surface : santé, éducation, baisses d’impôt, paiement de la dette, environnement, etc. Les partisans campent leurs positions respectives sur le programme de leur parti. Ils le font d’une manière dogmatique, comme si l’élection de leurs représentants allait modifier le cours de l’histoire du Québec. Simple idéalisation partisane ou exagération de la réalité?
En fait, ces partisans n’ont pas toujours tort de penser que l’élection d’un nouveau parti peut représenter un renouveau idéologique pour une société. Deux exemples : les élections du PLQ et de «l’équipe du tonnerre» de Jean Lesage en 1960 et du PQ de René Lévesque en 1976 qui ont toutes deux accéléré la modernisation du Québec.
Pourtant, chaque fois qu’une campagne électorale s’entame – qu’elle soit fédérale ou provinciale – les mêmes discours désillusionnés et cyniques refont surface. «Blanc bonnet, bonnet blanc» disent certains. D’autres arguent que les vrais partis susceptibles de modifier le cours des choses sont, et restent toujours, dans l’opposition. Mais à force de répéter haut et fort que nous vivons en démocratie, nous en venons à oublier que la démocratie est un projet perpétuellement inachevée. Certains (et je suis de ceux-là) diraient même qu’il s’agit d’une utopie dont on s’éloigne plutôt qu’on ne s’approche depuis quelques années. Et les discours cyniques ne peuvent qu’aggraver les choses.
Parmi les raisons qui nous font croire que la politique n’est plus qu’au service de l’Ordre marchand, il y a les travers des systèmes bipartites comme aux États-Unis, le poids de plus en plus important des lobbies et groupes de pression dans la prise de décisions de nos gouvernants ainsi que l’ouverture des marchés à la globalisation entraînant des pertes d’emplois et une baisse des conditions de travail. Lentement mais sûrement, l’idéologie néolibérale élimine, privatise et sous-traite dans un objectif d’efficience, de profit et de croissance. C’est «l’éloge de la richesse» et les gouvernements autant que les mouvements sociaux ne peuvent rien y changer. C’est, du moins, la vision pessimiste.
Pourtant, depuis cinq ou dix années, l’environnement est passé d’un sujet d’écolos et d’intellos à une préoccupation populaire. «L’ex-futur» président des États-Unis Al Gore mène une énorme campagne de sensibilisation pour contrer le réchauffement climatique. Des États et des municipalités américains ont pris des mesures radicales pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Au Canada, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper s’est vu dans l’obligation de «verdir» son programme devant les revendications des partis d’opposition et des mouvements sociaux. Stéphane Dion a même réussi l’exploit de devenir chef du Parti libéral du Canada en cachant son manque de charisme (et de leadership diraient les conservateurs) derrière ses pancartes vertes. Chez les jeunes Québécois, l’environnement est devenu un sujet aussi important que l’éducation ou la santé. En ce sens, tous les partis doivent adapter leurs plate-formes électorales aux besoins de la population. Et ils le font!
Pourquoi aller voter si les partis politiques ont si peu de pouvoirs réels? Pour empêcher qu’on ne s’éveille un jour en se rendant compte que la démocratie est devenue qu’une supercherie, qu’une manipulation sémantique de l’esprit. La démocratie, ce n’est pas de léguer toutes nos responsabilités entre les mains de quelques élus. Les citoyens ont des droits, mais ils ont aussi des responsabilités comme celle de s’informer au-delà des quelques clips publicitaires et des reportages de 30 secondes de nos téléjournaux. Irez-vous consulter les programmes des cinq partis provinciaux sur Internet? Connaîtrez-vous les conséquences de votre choix le 26 mars prochain?
Albert Einstein disait que «le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d’intervenir». Le simple fait de voter est bien insuffisant me direz-vous, mais c’est tout de même le premier geste symbolique de l’engagement citoyen.
En fait, ces partisans n’ont pas toujours tort de penser que l’élection d’un nouveau parti peut représenter un renouveau idéologique pour une société. Deux exemples : les élections du PLQ et de «l’équipe du tonnerre» de Jean Lesage en 1960 et du PQ de René Lévesque en 1976 qui ont toutes deux accéléré la modernisation du Québec.
Pourtant, chaque fois qu’une campagne électorale s’entame – qu’elle soit fédérale ou provinciale – les mêmes discours désillusionnés et cyniques refont surface. «Blanc bonnet, bonnet blanc» disent certains. D’autres arguent que les vrais partis susceptibles de modifier le cours des choses sont, et restent toujours, dans l’opposition. Mais à force de répéter haut et fort que nous vivons en démocratie, nous en venons à oublier que la démocratie est un projet perpétuellement inachevée. Certains (et je suis de ceux-là) diraient même qu’il s’agit d’une utopie dont on s’éloigne plutôt qu’on ne s’approche depuis quelques années. Et les discours cyniques ne peuvent qu’aggraver les choses.
Parmi les raisons qui nous font croire que la politique n’est plus qu’au service de l’Ordre marchand, il y a les travers des systèmes bipartites comme aux États-Unis, le poids de plus en plus important des lobbies et groupes de pression dans la prise de décisions de nos gouvernants ainsi que l’ouverture des marchés à la globalisation entraînant des pertes d’emplois et une baisse des conditions de travail. Lentement mais sûrement, l’idéologie néolibérale élimine, privatise et sous-traite dans un objectif d’efficience, de profit et de croissance. C’est «l’éloge de la richesse» et les gouvernements autant que les mouvements sociaux ne peuvent rien y changer. C’est, du moins, la vision pessimiste.
Pourtant, depuis cinq ou dix années, l’environnement est passé d’un sujet d’écolos et d’intellos à une préoccupation populaire. «L’ex-futur» président des États-Unis Al Gore mène une énorme campagne de sensibilisation pour contrer le réchauffement climatique. Des États et des municipalités américains ont pris des mesures radicales pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Au Canada, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper s’est vu dans l’obligation de «verdir» son programme devant les revendications des partis d’opposition et des mouvements sociaux. Stéphane Dion a même réussi l’exploit de devenir chef du Parti libéral du Canada en cachant son manque de charisme (et de leadership diraient les conservateurs) derrière ses pancartes vertes. Chez les jeunes Québécois, l’environnement est devenu un sujet aussi important que l’éducation ou la santé. En ce sens, tous les partis doivent adapter leurs plate-formes électorales aux besoins de la population. Et ils le font!
Pourquoi aller voter si les partis politiques ont si peu de pouvoirs réels? Pour empêcher qu’on ne s’éveille un jour en se rendant compte que la démocratie est devenue qu’une supercherie, qu’une manipulation sémantique de l’esprit. La démocratie, ce n’est pas de léguer toutes nos responsabilités entre les mains de quelques élus. Les citoyens ont des droits, mais ils ont aussi des responsabilités comme celle de s’informer au-delà des quelques clips publicitaires et des reportages de 30 secondes de nos téléjournaux. Irez-vous consulter les programmes des cinq partis provinciaux sur Internet? Connaîtrez-vous les conséquences de votre choix le 26 mars prochain?
Albert Einstein disait que «le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d’intervenir». Le simple fait de voter est bien insuffisant me direz-vous, mais c’est tout de même le premier geste symbolique de l’engagement citoyen.
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